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au Sentier des Halles seulement un an après les derniers
feux rock mais dans un registre plus intimiste à travers
les textes ciselés de son ancien compère Jacques Duvall.
Nouvelle couleur de cheveux, nouvelle coupe, nouvelles tenues, Marie
France apparait d'abord plus réservée, mettant l'essentiel
de son jeu dans le chant plutôt que dans les gestes.
Le pianiste semble intimidé, cependant assez vite tout se
met en place, l'univers à la fois léger et profond
de Duvall convenant parfaitement à celui de Marie France:
du mystère de "C'est rien, c'est juste un ami"
à la gravité de "La fille au coeur d'or"
ou de "La fiancée de Frankenstein", en passant
par la drôlerie tragique de "Pourquoi tu m'fous plus
des coups ?". Ce récital est d'une finesse rare: il
faut écouter Marie France feuilleter par son chant les textes
déjà passablement ambigus et polysémiques de
Jacques Duvall. Comme ouvrir de nouvelles portes d'un regard, d'un
battement de cil ou d'une inflexion de la voix. |