Dans
la salle pleine à craquer, on croise les intimes de
Marie France (Fifi, Hélène Hazera...), mais
également Brigitte Fontaine, Sophie Calle, et plus
de 700 personnes qui l'attendent. La salle est surchauffée,
et Marie France, en compagnie de Yan Péchin, va faire
monter la température de plusieurs degrés encore.
Rarement un concert de Marie France n'avait été
aussi électrique. En parfaite synergie avec le public,
la chanteuse est heureuse et s'en donne à coeur joie
en interprétant des chansons choisies sur l'ensemble
de sa carrière. Le dernier album bien sûr, mais
aussi des titres que lui avait écrits Marc Almond,
lequel est venu de Londres pour l'occasion chanter deux duos
very cabaret: "Sherazade" et "The flamme".
Sans oublier des titres plus anciens, comme l'extraordinaire
"Qui me délivrera ?", dont on ne cessera
de répéter que Marie France est la meilleure
interpréte: au bord de la scène, hiératique,
en véritable tragédienne, elle donne en effet
toute leur profondeur aux mots de Nicole Louvier.
Les changements de tenue se succèdent comme au music-hall,
mais Marie France est ce soir-là plus rock que jamais.
Cabaret, Music-Hall, Rock n'roll: une alchimie littéralement
inouïe dont seule celle qui fit pleurer Isabelle Adjani
(dans Barocco...) possède le secret. |