Des
dizaines de disques, de concerts, de DVD, de morceaux écoutés
sur des pages MySpace ou des sites internet, des centaines d'heures passées
en la compagnie plus ou moins agréable d'un homme ou d'une femme
remettant sur le métier une fois de plus l'antique patron du couplet
/ refrain, la très vieille formule de la chanson... Que reste-t-il
de tout cela, très littéralement ? Bien peu sans doute -
mais dans ce peu, si l'année a été heureuse, peut-être,
le reflet d'un paysage si bien caché.
L'ivresse de l'âge d'or, où l'on s'abîme ("Autrefois
semble grand comme un ciel de septembre") et l'impatience des matins
à venir ("C'est demain qu'on ira marcher dans l'herbe tendre").
La lumière jaune des fins d'après-midi envolées
et l'aube bleue que l'on guette. Autrement dit deux des "sentiments
de vivre" les plus hauts, les plus éloignés et les
plus beaux, réunis en une petite chanson de rien - la
plus belle de l'année.
2 - Teki Latex et Lio - "Les Matins de Paris" (Capitol)
Si l'on parvient à passer outre le "chant" insupportable
de Teki Latex, ainsi que le personnage lui-même, bien peu aimable,
on s'émerveille d'avoir pu retrouver, en 2007, un peu de la fraîcheur
pop synthétique de la Lio des années 1980-1982 : un son,
quelques mots bien choisis ("Les matins de Paris / Me chuchotent
en secret / Tendre mélodie / Je n't'oublierai jamais"),
un refrain et surtout un timbre...
NB : aucun de ces singles n'en a été un, véritablement
: le premier est écoutable uniquement sur YouTube, le second
a bel et bien été édité, lui, mais quasiment
pas distribué. Disons que, la réalité économique
et artistique du single aujourd'hui étant ce qu'elle est (grosso
modo une dizaine de CD 2 titres de Fatal Bazooka cachés derrière
le pilier d'une FNAC), il faut maintenant chercher dans les limbes virtuelles
d'un marché agonisant pour espérer trouver les fleurs
simples d'une année.
Albums
1 - Charline Rose - A genoux (AMC)
"... l'accord entre la voix de Charline Rose, les textes de Jacques
Duvall et la musique de Fred Momont apaise comme la plus simple des
prières dans un monde privé de dieu, mais pas de ses anges
consolateurs." (critique complète ici)
2 - Jean-Louis Murat - Charles et Léo - Les Fleurs du mal
(Scarlett Productions / V2 Music)
"... le plus bel album de Murat, de Ferré, de Baudelaire
(...) et de l'année." (critique complète ici)
Concerts
1 - Jean Guidoni à la Boule Noire (avril)
"... car tout est millimétré, chaque mouvement trouve
sa place, chaque mot, chaque geste "claque" : l'énergie
n'est pas pour Jean Guidoni une effusion, un chaos, un laisser-aller,
encore moins un nihilisme rock ; elle est un art, une mise en scène,
et au plus fort de la violence, l'oeil du chanteur continue de pétiller,
presque de sourire..." (critique complète ici)
2 - Ulrich Corvisier au théâtre de l'Essaïon (avril)
"... ...les larmes souvent viennent aux yeux, tant on est heureux
d'entendre et de voir Ulrich Corvisier parvenir, sans jamais singer
un répertoire ou une époque, à s'approprier un
monde ancien et à le restituer aussi neuf qu'aux matins de sa
grandeur." (critique complète ici)
Prix lalalala de l'horreur
Yelle - Pop-up (EMI)
Yelle est une sorte d'ersatz cynique de la jeune Lio. Mais peut-on singer
l'ingénuité sans grimacer ? Peut-on recréer la
fulgurance pop du premier album de Wanda quand on n'est qu'une fonctionnaire
rouée et vulgaire du pseudo-cool ("Dis tu m'offres un Cacolac
/ Pour me donner la niaque / Tu m'présentes les djays / De cette
super belle boîte / Je suis sûre de les connaître
/ Ils étaient dans ma fac / Mais ils ne parlaient qu'aux mecs
/ J'trouvais ça super wild / Tu m'passes ton bandana / Il est
vraiment trop smart / Si j'vais les voir comme ça / J'aurai p't-être
un plan classe / Pour qu'ils viennent mixer chez moi / A la prochaine
dance-classe / Devant toutes mes copines / On va bouger nos ass")
? L'existence de Pop-up est une disgrâce : sa bassesse
et sa laideur rendent le monde moins habitable, comme une couverture
de Télé Z.
Arielle
(Nouvel album en préparation)
La chanson qui m'a le plus marquée est "Je suis venue te dire
que je m'en vais" reprise par Christian, Amour et Ignatus.
Matthieu Ballet (M. Chance)
(En concert à Mains d'Oeuvres (Saint-Ouen) les premier et 2 février
2008)
N'ayant été transporté par aucun album du cru 2007,
je vais m'attaquer aux concerts. A vrai dire, celui qui m'a le plus marqué
était celui de ma création à Nantes en octobre 2007,
sans doute pour des raisons personnelles... Cependant, il y a un concert
totalement exceptionnel auquel j'ai eu la chance d'assister, celui de
Yann Perreau à Saint-Nazaire en début d'année. Exceptionnel,
car il n'avait rien à voir avec le convenu du récital de
chanson vu et revu. Il y avait une simplicité, une animalité,
une tendresse et une poésie rares, sans artifices ou très
peu, dans un contexte scénique et sonore très dépouillé.
A vrai dire, ce spectacle était différent, touchant, unique,
sans tomber dans l'expérimental. Je connaissais ce Québécois
descendant d'Amérindiens pour avoir oeuvré sur son deuxième
album ; mais tout ce que j'avais pu appréhender lorque je m'étais
immiscé dans sa cuisine créatrice, était completement
transcendé. Je pense qu'il m'a beaucoup aidé dans ma recherche
incessante de l'unique.
Pascale Borel
(En concert au théâtre de l'Essaïon
(Paris) les 11, 12, 24, 25, 26 janvier 2008)
"Le petit succès" chanté par Barbara Carlotti
dans Imbécile d'Olivier Libaux.
Barbara Carlotti
(Nouvel album en préparation. En concert à l'Européen
(Paris) les 22, 23 et 24 mai 2008)
L'événement musical de cette année pour moi : la
rencontre avec Patrick Watson cet été à Montréal
lors des Francofolies, dans une fête après notre
concert ; Marie-Jo Thério nous a invités à une fête
chez elle, et à un moment de la soirée nous nous sommes
tous mis à chanter ensemble ; je ne connaissais pas Patrick Watson,
il était là et improvisait de sa belle voix ronde et suave,
j'ai été immédiatement envoûtée, nous
avons chanté tous ensemble jusqu'à cinq heures du matin.
En revenant à Paris, je me suis procuré son disque sur internet
car il n'était pas encore sorti en France, je l'ai écouté
des mois durant en boucle. Puis en novembre, quand il est venu en concert
à Paris à la Boule Noire lors du festival des Inrockuptibles,
j'étais là évidemment : c'était aussi impressionnant
sur scène que sur l'album, avec un coté plus brut et plus
énergique qui m'a définitivement conquise !
Bertrand Dicale
(Le Figaro. Chorus. Blog "Pas
plus haut que le bord")
J’étais au premier concert français de Michel Polnareff
après trente-quatre ans d’absence, je suis allé voir
Police reformé, j’ai vu McCartney à l’Electric
Ballroom à Londres et à l’Olympia à Paris,
j’ai vu la reconstitution de Led Zeppelin. J’ai vu aussi le
dernier concert d’Henri Salvador et même la dernière
tournée des Rita Mitsouko. Dans les dictionnaires à venir,
cela fera pas mal d’endroits où je pourrai dire : «
2007 ? J’y étais. » Mais, de manière plus intime,
il faudrait parler de "Buje the lawah" de Rasika Dindial, un
titre de chutney soca qui m’a fait toutes les routes de l’été,
de l’album des Bombes 2 Bal, du disque d’Helena Noguerra sur
les chansons de Rezvani, d’un beau coffret EMI des Introuvables
du chant français que j’ai reçu en cadeau…
Je ne sais pas si tout cela est le meilleur de l’année, ni
les événements si courus, ni ce avec quoi j’ai saoulé
ma famille. Mais, s’il faut concilier l’historique et le neuf,
l’audience et l’intégrité, on va où (à
part l’inédit de Barbara, amateur, en 1954) ? Allez, hop,
La Perdue, l’album de Bertrand Belin. On y entend Michaux
ou Mendelssohn, Ravel ou Murat, beaucoup plus que la sécheresse
de forme de la plupart des confrères de sa génération.
Une poésie, un souffle, une générosité, une
hauteur, une ferveur. Ce doit être ça, l’art. Et, en
plus, on l’écoute sur son iPod dans le métro.
Jacques Duvall
(En concert au Centre Wallonie-Bruxelles (Paris) le 20 février
avec Marie France, Elisa Point, Charline Rose et Alain Chamfort)
Chanson de l'année : "Les Faux draps", de Florence Denou
(www.myspace.com/florencedenou2).
Ceci est le vote du jury belge, à vous les studios.
Jean Guidoni
(En tournée avec son spectacle créé à la Boule
Noire)
Pour l'album... après réflexion... pour moi c'est le disque
d'hommage à Allain Leprest, car c'est un très bel auteur
et qu'il était temps de le saluer...
Hélène Hazera
(Chanson Boum ! le samedi de minuit à une heure sur France
Culture)
Les concerts de l'année : celui de Leprest au théâtre
du Renard et celui d'Anne Sylvestre au
Trianon. Les petits à défendre : Marion Rouxin.
Mona Heftre
(Scandalouse, comédie musicale de Serge Valletti au théâtre
Gallia (Saintes) les 10 et 11 janvier 2008, puis en tournée)
J'ai beaucoup écouté Charles et Léo de Jean-Louis
Murat et en particulier "A une mendiante rousse", dont l'arrangement
est étonnant et sied bien à ce poème que j'adore.
J'ai également écouté le disque de Philippe Katerine
(Robots après tout) après l'avoir épousé
dans un film (Capitaine Achab de Philippe Ramos) qui sortira
le 14 février en salle ; je connaissais un peu le personnage Katerine,
mais j'ai découvert un auteur touchant, sincère voire sombre,
bien fêlé derrière ses pirouettes et très à
part dans le milieu de la chanson. J'écoute aussi Dominique A,
ami de Katerine, j'aime ses textes et son univers.
Léonard Lasry
(Deuxième album en préparation)
En réfléchissant à ce que j'allais vous répondre,
je me suis rendu compte qu'en 2007 j'avais apprécié beaucoup
de disques - mais que peu m'avaient vraiment marqué. Cependant,
le dernier trismestre a été plus fécond. Le titre
qui m'a le plus touché est "L'adorer" d'Etienne Daho.
Il est dans la même veine que Corps et armes (2000), un
album majeur qui vous colle au coeur sans jamais vous quitter au fil des
années. D'ailleurs c'est normal puisque cette chanson est en fait
composée par les Valentins et que j'ai appris en lisant le superbe
ouvrage de Benoît Cachin (Etienne Daho - Portraits et entretiens)
qu'elle a effectivement été écrite lors des sessions
de Corps et armes (elle a été un temps destinée
à Marianne Faithfull)... Cette mélodie exprime quelque chose
de conquérant, de positif, fort et porteur d'espoir. Pleine
de fierté. C'est pourtant la chanson d'un amour déchu.
Cette alliance est très belle... Je ne m'en lasse pas.
Du côté des albums, j'ai plutôt aimé Fraise
vanille d'Helena ou encore un album que j'ai trouvé à
Tokyo, Cinéma enchanté, de Marina Celeste. C'est
un album de reprises de chansons issues de films des années 60
ou du début des années 70, le tout produit par Marc Collin.
Je trouve le disque plutot réussi, frais, sans grande prétention
et tres agréable. Mais le plus bel album est pour moi celui de
Mouzanar : de la bonne chanson pop, des arrangements pas très originaux
mais assez beaux, classieux. Mouzanar est un surtout un vrai bon mélodiste.
La voix et son chant ressemblent un peu trop à plusieurs chanteurs
(à la frontiere de Daho, Biolay, Doriand...) mais je trouve l'atmosphère
de l'album vraiment jolie. Je ne sais pas si une chanson se dégage
de ce disque, je crois que c'est surtout un ensemble, onze chansons qui
se complètent, avec peut-être quelques sommets, comme le
duo avec Barbara Carlotti, "Alcools"...
Jérémie Lefebvre
(Premier album en préparation)
J 'ai choisi "Mon verre d'eau" chanté par Helena Noguerra
dans Imbécile d'Olivier Libaux
1) pour l'idée classique mais excellente d'écrire toute
une chanson à partir d'une expression courante, sans jamais la
citer
2) pour son ambiguïté, en permanence sur un fil entre profondeur
et légèreté, tant dans les paroles que dans la mélodie.
Marie France
(Sortie au premier semestre d'un album de Phantom featuring Marie
France, ainsi qu'un nouvel album en préparation)
J'ai vu si peu de concerts en 2007 que je crains de me montrer chauvine...
En effet, je n'ai vu que des concerts d'artistes avec lesquels je travaille...
Cela dit, j'ai adoré le concert de Camille dans l'Eglise Saint-Eustache
avec le guitariste et arrangeur Seb Martel (avec qui j'ai le projet de
travailler sur mon prochain album personnel), dont j'aime beaucoup le
double CD, Coitry ?. J'aime beaucoup aussi bien sûr l'album
de Helena, et son concert au Rond-Point, ainsi que tous les concerts et
disques de Miam Monster Miam et de toute la bande d'acolytes de Freaksville,
parmi lesquels Elisa Point et Jacques Duvall dont je suis une inconditionnelle.
J'ai bien vu McCartney, mais cela n'étonnera personne de savoir
que je l'aime...
Marie Möör
(Nouvel album de Rose et noire en préparation)
Je ne suis pas beaucoup sortie en 2007 car j'ai beaucoup travaillé...
J'ai un très bon souvenir du concert des Jad Wio à l'Opa
Café : très sexy les deux mecks, la vraie joie de donner,
la vraie sueur rock'n'roll in France et puis pour les disques encore un
coup de coeur pour Burgalat, pas évident au départ mais
c'est vraiment un musicien avec une oeuvre à suivre, originale
et plus riche que l'idée qu'on s'en fait.
Mathieu Rosaz
(Participation au concert d'hommage à Jean Sablon au Palais des
Festivals (Cannes) le 29 mars 2008)
Se limiter à 2007 est difficile, mais bon :
- concert 2007: Juliette Gréco au Châtelet
- album 2007: bande originale du film Les Chansons d'amour (paroles
et musiques d'Alex Beaupain)
- chanson 2007: "Un âne sur la route" de Jil Caplan (Jil
Caplan / Jay Alanski)
Charline Rose
(En concert au Centre Wallonie-Bruxelles (Paris) le 20 février
avec Jacques Duvall)
Pour la chanson, je choisis "La Mélancolie" de Miossec,
qui est celle que j'ai le plus écoutée en 2007 car elle
me colle à la peau... Il a réussi à trouver les mots
forts et tellement justes qui reflètent cet état d'âme
qui fait trop souvent partie de notre vie...Cette chanson m'a donné
des frissons à la première écoute, signe qu'elle
a touché une corde de mon âme ! L'album lui-même (L'Etreinte)
est un disque que l'on devrait tous avoir à notre chevet comme
un livre, un bijou éternel !*
Pour l'album, je choisis Trash yéyé de Benjamin
Biolay. Encore un homme qui par sa voix, sa musique et ses textes touche
et laisse voyager mon âme... au coeur de mes propres cicatrices...
Il a cette ironie, cette tendresse et cette poésie, cette sensualité
qui me met à fleur de peau... comme si tout pouvait basculer à
tout moment... J'aime l'écouter en boucle... c'est comme regarder
les derviches tourneurs... Il me fait tourner la tête !
Pour le concert, Keren Ann au Botanique à Bruxelles. Pour sa simplicité,
ses mélodies, sa fragilité, sa douceur, ses chansons tout
simplement...sensation d'apaisement, de bonheur, de rayonnement...un pur
moment de tendresse !
Voilà ce que m'a dicté mon coeur d'instinct sans trop de
réflexion...
* Je sais que l'album de Miossec est sorti en 2006 mais je ne pouvais
pas passer à côté...
Francesca Solleville
(Nouvel album à paraître en mai)
Chanson : "Le Temps de finir la bouteille" d'Allain Leprest
et Romain Didier.
Spectacle : "Simone Tassimot chante le Gainsblues", le 22 octobre
2007 au Vingtième Théâtre.
Simone Tassimot
(Nouveau récital en préparation)
Le plus beau
concert que j’ai vu en 2007 est sans hésitation celui de
Jean Guidoni à la Boule Noire, le 26 mai 2007. C’était
un spectacle total. Ce soir-là, j’ai respiré avec
l’artiste. Jean Guidoni est un meneur de jeu qui prend le public
à bras le corps et ne le lâche pas jusqu’à la
fin. Et nous sommes happés. Il faut voir comme il mène la
ronde des personnages de son théâtre, où il est à
la fois le metteur en scène, en ondes, le chorégraphe et
le protagoniste, Monsieur Loyal et son personnage.
Une bête de scène, oui, mais plus encore. Il arpente les
trottoirs de son théâtre, traverse la scène jusqu’au
public, créant ainsi une proximité, une complicité
vraie. Un corps qui chante. Un chanteur qui danse. Le geste n’est
pas là pour appuyer le mot, mais bien au contraire pour le faire
“sonner”. C’est le geste vocal. La voix est belle, troublante,
sensuelle et grave. Il faut souligner la liberté et l’audace
du répertoire. Un mélange de ses nouvelles chansons, tirées
du dernier album La Pointe Rouge, (merveilleux “Exil”)
et des reprises de Pierre Philippe, “Djemila”, “Fleurs
fanées” et surtout des re-créations de Brecht et Weill.
Formidable “Chant des canons” débarrassé du
micro et rendant ainsi toute la distanciation nécessaire au texte
de Brecht. Jean Guidoni, une leçon, pour nous, chanteurs et un
bonheur pour nous, public.
Adriana Voss
(Nouvel album en préparation)
Trois chanteurs que j'ai vus et entendus sur scène :
J'ai apprécié Véronique Alycia, qui s'est produite
à l'Essaïon avec un pianiste, dans un répertoire de
chansons coquines 1900, finement interprètées et gaillardes.
Un héritage savant, précieux, et drôle, très
bien mis en valeur.
Le jeune auteur compositeur Mathieu Pirro, lyrique, très littéraire,
excellent pianiste, m'a enchantée.
Dan Panama, lui aussi jeune auteur compositeur, guitariste, m'a beaucoup
séduite. Dans une tonalité plus sombre, il sait écrire,
et surprendre.