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La
surprise du mois de lalalala est une extraordinaire rareté
: Monique Morelli chante un (très beau) pastiche de chanson réaliste
dans Cauchemar, un film de Noël Simsolo (1980). Une interprète
mise en valeur par un véritable metteur en scène au service
de l'art (cinématographique et chansonnier). Tout le contraire
en somme de ces millions de photographies et de clips volés par
tout un chacun et diffusés sur l'internet, que l'éditorial
épingle. Tout le monde se croit aujourd'hui autorisé à
jouer les apprentis photographes ou reporters. Pourtant il ne suffit pas
d'avoir un appareil photo ou une caméra, et le plus souvent un
simple téléphone portable, pour rendre compte.
Il faut d'abord savoir écouter et voir. |
| Concert Adriana Voss |
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La nouvelle équipe de l'Essaïon n'a pas peur du grand écart : entre deux séries de concerts pop que donnera Pascale Borel, c'est Adriana Voss qui fera entendre sa poésie, le dimanche 14 septembre à 15 heures. Magnifique interprète du répertoire mais également de ses propres textes chargés d'histoire, d'art, de culture - et de passion -, Adriana Voss sera accompagnée de Roger Pouly et de quelques-uns de ses élèves du Studio Chanson, le temps d'une Escale transatlantique qu'il est déconseillé de laisser passer. Car rien ne dit qu'Adriana Voss jette ensuite son ancre en territoire parisien avant une ou deux années. Rien ne dit le contraire non plus d'ailleurs, mais qui serait assez fou pour prendre le risque ? Renseignements : 01.42.78.46.42 |
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Un
documentaire de 1991, un album original de 1973, sept inédits...
le coffret Catherine Sauvage qu'EPM
vient de publier est hétéroclite et inégal, mais
il permet de mettre en perspective (et de faire réfléchir
sur) l'art de l'une des plus grandes interprètes de l'après-guerre.
Tout à la fois insatisfaisant et essentiel, donc. |
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Notre
collaboratrice Florence Chapiro a trouvé par hasard sur un banc
du quartier de la Bastille à Paris une lettre que son auteur, un
dénommé Usbeck, a sans doute perdue là dans des conditions
indéterminées. Puisque par une heureuse coïncidence
cette lettre traite d'un sujet qui nous est cher, la chanson française,
et plus particulièrement du dernier
album de Carla Bruni-Sarkozy, nous nous permettons de la publier aujourd'hui,
non sans avoir décliné auparavant toute responsabilité
pour les propos tenus par le voyageur (vraisemblablement) perse à
l'égard de l'oeuvre de la femme du Président de la République
française. |
| Concert Pascale Borel |
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Ce fut pour nous l'une des révélations de l'année : Pascale Borel n'était pas seulement une icône pop à la discographie parfaite (des Mikado de 1982 à son album solo de 2005), mais aussi une merveilleuse interprète en (ou de) scène. A l'Essaïon en janvier dernier, accompagnée de Jérémie Lefebvre, d'un petit ensemble et de quelques invités, elle présenta une série de concerts stupéfiants de grâce et d'équilibre, à mi chemin entre pop synthétique et chanson acoustique, humour et mélancolie, improvisation et rigueur... A la demande générale des gens de qualité, Pascale Borel donnera dans la même salle de nouveaux concerts les 10,11,12,17 et 18 septembre prochains, comme elle s'en explique dans cette petite publicité.... |
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Nous
aurions pu aller écouter Barbara Carlotti chanter "Paris Plage"
à Paris Plage le 25 juillet. Nous avons préféré
la voir interpréter "Cannes" à Berlin trois jours
plus tôt. Compte-rendu ici. |
| Concert Marie France |
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Le Réservoir, qui avait assuré la programmation musicale de la Foire de Paris en mai dernier, et avait à cette occasion offert une scène à Marie France et ses amis pour une mini revue mémorable, accueillera de nouveau l'interprète de Duvall le 8 septembre prochain, mais cette fois-ci dans ses murs, rue de la Forge Royale (Paris XI), et pour un concert rock, puisque la belle sera accompagnée par les Phantom. L'occasion pour Marie France d'électriser le public, comme elle fit au centre Wallonie-Bruxelles le temps de cinq titres (le 20 février 2008), et de faire oublier l'incompétence du technicien du son de la Flèche d'or lors du malheureux concert du 30 mai. Marie France se rendra ensuite à Berlin pour deux concerts, toujours accompagnée de son groupe, à l'exception de Benjamin Schoos, qui est excusé (de justesse). Gageons que ces deux soirées exceptionnelles feront davantage pour l'amitié franco-allemande que les familiarités douteuses de Nicolas Sarkozy à l'égard d'Angela Merkel. |
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Christophe,
comme Françoise Hardy ou Dani, est l'un des rares survivants des
années yéyé qui n'ait pas besoin de se produire dans
les tournées Age tendre et têtes de bois, car comme
ses deux collègues, il a su construire un univers musical qui lui
est absolument propre, trouver un ton, écrire et chanter quelques
chefs-d'oeuvres, bref exister. Certains appellent cela la crédibilité,
et Christophe a réussi à en gagner tant et tant qu'elle
est peu à peu devenue autre, comme une sorte d'aura qui accompagne
la sortie de chacun de ses albums. Cependant le
tout dernier déçoit terriblement. A trop vouloir être
à la hauteur de son mythe, on se perd. Et à trop vouloir
être dans le coup, on fait vieux. |
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Finir
ce que l'on a entrepris. Catherine Ringer a décidé de terminer
seule la tournée des Rita Mitsouko commencée avec Fred Chichin,
mais interrompue par sa mort. C'est à la Cigale, salle que le groupe
avait inaugurée en 1987, que Catherine Ringer chanta deux soirs
durant les Rita Mitsouko. Compte-rendu ici.
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Une compilation de ses premiers et sublimes EP des années soixante avait été éditée en disque compact en 1993. Elle était rapidement devenue introuvable, et si l'on voulait savoir qui était Valérie Lagrange et ce qu'elle chantait, on ne disposait plus alors (et jusqu'à aujourd'hui) que de rééditions de sa période "rebelle" rock / reggae (fin des années soixante-dix, début des années quatre-vingt)... Pas le plus attrayant ni le plus fidèle portrait d'une interprète plus complexe qu'il n'y paraît. En 2003 l'album original Fleuve Congo ajoutait une belle pièce au puzzle, mais les compositions et les arrangements de Benjamin Biolay, pourtant d'une grande finesse, ne pouvaient faire oublier la splendeur sixties d'"Anatole" ou de "Trois cigarettes", une chanson d'Audiberti dont la jeune Valérie Lagrange donnait en 1966 la plus belle des versions. On pourra enfin retrouver ces perles et bien d'autres à partir du premier septembre prochain sur l'album Moitié-ange moitié bête qu'Universal rééditera pour la première fois dans son intégralité en disque compact. Alléluia. |
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Il
est rare que nous ayons éprouvé le désir de réécouter
l'un ou l'autre des albums les plus récents de Juliette. Que se
passe-t-il ? Réponse dans la critique de son tout dernier disque,
Bijoux et babioles. |
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Ce
n'est pas sur un archipel mais à l'Archipel exactement que lalalala
est allé une nouvelle fois écouter Simone Tassimot dans
son GainsBlues. Compte-rendu ici. |
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Frédéric Botton, l'un des plus grands auteurs-compositeurs de chansons, est mort à Paris aujourd'hui, vendredi 27 juin, à l'âge de 71 ans. Il avait enregistré comme interprète quelques disques de ses propres chansons (sublime "Comme j'aimais la vie"...), mais c'est surtout la liste impressionnante de ses chanteuses (Annabel, Baker, Darc, Gréco, Marie France, Mars, Régine, Barbara, Dani, Jeanmaire, Sauvage, Patachou...) qui permettra à ses chefs-d'oeuvre de deux minutes d'obtenir la place qu'ils méritent dans l'histoire de la chanson. En attendant une notice dans le dictionnaire de lalalala, voici un titre rare en écoute, en guise de preuve irréfutable de son génie :"Aquarelle" enregistré par Annabel en 1969 pour son album Aquarelle : douze chansons de Frédéric Botton. |
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Le
groupe Phantom et Jacques Duvall invitent Marie France et lui offrent
un album entier. La chanteuse renoue avec l'univers rock de ses débuts
sans perdre une once d'énergie, bien au contraire. Phantom
featuring Marie France, disponible depuis le mois de mars en Belgique,
est enfin sorti en France à la fin du mois de mai (on peut également
le trouver sur le site de Freaksville Records, maison de disques fondée
par Benjamin Schoos). Lalalala publie sa
critique. |
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Pour son nouvel album, Aimer ce que nous sommes qui paraîtra le 30 juin prochain, Christophe a encore une fois demandé à Marie Möör de lui écrire deux textes, dont "Odore di femina", au titre mozartien (Don Giovanni) bien mystérieux... Marie Möör est l'un des plus grands auteurs de chansons aujourd'hui, et il faut saluer la clairvoyance de Christophe en la matière. Espérons que le précurseur qu'il est, sera demain prescripteur, afin que nous puissions continuer de ramasser les cailloux que sème la Möör au gré de ses fulgurances. |
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L'histoire
raconte que France Gall ne comprenait pas le sens des "Sucettes"...
Etre une jolie fille qui chante des chansons de jolie fille écrites
par des hommes, c'est d'abord passer pour une idiote, ensuite un objet.
Mais certaines de ces poupées ont su, par leur génie
de l'interprétation, déjouer ces pièges et conquérir
une liberté et une force hors de tout discours. Florence Chapiro
a exploré la discothèque de lalalala et en a rapporté
une longue réflexion sur cette sorte
de féminisme paradoxal, mais aussi sur la puissance du jeu de l'interprétation,
de Bardot à Marie France en passant par Zizi Jeanmaire et Valérie
Lagrange. |
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Dans un autre monde, ou à une autre époque, "Lavandières" serait sur toutes les lèvres, enchantant la France entière par sa grâce mélodique, ses mots simples et mystérieux : "O saintes lavandières / Faites que tout se passe / Comme aux portes d'hier / Faites qu'elle m'embrasse / Et m'emporte à demain / Qu'à l'insu des misères / Me donne rendez-vous / Rue des Lavandières / Sainte Opportune..." Ici et maintenant, "Lavandières" s'écoute dans une solitude exaltée, entre joie et tristesse, le coeur soudain lavé et le corps apaisé. Combien de chansons comme celle-là, au bord des larmes et si proche de la prière ? (En attendant le nouvel album de Pierre-Michel Sivadier, sur lequel elle figurera, on peut écouter "Lavandières" ici ou ici). |
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Pour cette rencontre avec Barbara Carlotti, Lalalala a déployé les grands moyens : pas moins de trois garçons qui, ensemble ou séparément, ont interrogé la chanteuse lors de deux entretiens dans un seul et même café. |
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Malgré son nom, la Foire de Paris, ce n'est plus tout à fait Paris... Pourtant le premier mai, l'esprit de la capitale soufflait bel et bien sur les hangars de la porte de Versailles, et sans doute comme jamais. Encore un miracle de Marie France. |
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Dani a choisi de chanter Paris dans son prochain disque. Celle qui fut meneuse de revue et interpréta entre autres le "Ca c'est Paris" de Mistinguett, ne devrait pas avoir trop de mal à évoquer la capitale, bien que l'on s'attende aujourd'hui de sa part à un Paris moins flamboyant, plus secret, à la fois assagi et rock... En attendant la sortie du disque, Dani participera du 14 mai au 15 juin au spectacle "musical et drolatique" de Raphaël Mezrahi, Monique est demadée à la caisse 12, aux côtés de Danielle Gilbert (!) et de Julie Depardieu, au théâtre du Rond-Point, Paris (VIII). |
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Alain Chamfort serait en train de préparer un album sur la vie d'Yves Saint Laurent (d'après la biographie officielle de l'ami de Catherine Deneuve). Cela pourrait donner lieu à un spectacle musical dans la lignée de ceux que nos artistes pop affectionnent depuis quelques années (L'Héroïne au bain et Imbécile d'Olivier Libaux, Hopak de Barbara Carlotti et Bertrand Belin, Frère animal d'Arnaud Cathrine et Florent Marchet...), comme s'ils cherchaient à inventer sous nos yeux un genre nouveau, entre comédie musicale, théâtre en chansons et pop music. |
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Et si l'on chantait "Le Roi Renaud" non plus après Prévert, comme Cora Vaucaire, mais après Guédron ? Si "Aux marches du palais" venait après la pratique de Boesset et de Lully, et non plus après celle de Pierre Delanoë (Nana Mouskouri), qu'arriverait-il ? Un disque littéralement inouï qui donne aux "romances et complaintes de la France d'autrefois" que l'on croit connaître par coeur, un visage nouveau, lointain, étranger et amical, comme l'explique Aurélien Hupé dans son compte-rendu critique de l'album de Vincent Dumestre et de son ensemble Le Poème Harmonique. |
| Concert Michel Legrand |
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"Mais... mais que sais-tu de moi toi qui parles si bien, toi qui dis me connaître et pourtant ne sais rien, rien, rien, rien, rien..." Il n'y aura certainement ni Christiane Legrand ni Danielle Licari salle Pleyel le 27 février prochain, mais le grand orchestre symphonique que Michel Legrand dirigera devrait suffire à faire revivre ces grandes phrases des Demoiselles de Rochefort, ou d'autres des Parapluies de Cherbourg ou encore de l'Affaire Thomas Crown. D'ores et déjà l'un des concerts les plus attendus de la prochaine saison. |
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C'est en voulant rendre hommage à Marianne Oswald que Jean Guidoni a chanté quelques titres de Jacques Prévert. La rencontre entre le poète des enfants et le chanteur de "Vérone Véronal" a quelque peu décontenancé les puristes, mais depuis Jean Guidoni a réussi à imposer sa lecture très personnelle des textes de l'auteur de "La Pêche à la baleine". A l'automne prochain, après vingt ans de fréquentation intermittente, il sortira comme tout le monde son disque Prévert - mais gageons qu'il ne ressemblera à aucun autre, et que de tous ceux qui existent, ce n'est pas le sien que les institutrices choisiront de faire écouter en classe... |
| Concert Etienne Daho |
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On n'attend pas grand chose d'une énième tournée d'Etienne Daho, qui se terminera avec une série de concerts à l'Olympia du 3 au 8 juin : quoi qu'il en pense, et quoi qu'en disent ses admirateurs les plus inconditionnels, ce n'est pas sur les planches d'une scène qu'Etienne Daho est à son meilleur. Peut-être le concert du 3 décembre à la salle Pleyel (laquelle accueillera d'ailleurs également Air en octobre et Marianne Faithfull en juin 2009), parce qu'il se déroulera dans un lieu habituellement consacré au concert symphonique, sera-t-il différent - et plaisant ? |
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